
« Quand vous avez un doute, choisissez vivant plutôt que correct. »
— Paco Wiser
Rencontrez Paco
Votre Coach. Directeur photo. Scénariste. Pédagogue.
L’homme derrière le feedback
Paco Wiser est un directeur de la photographie, scénariste, réalisateur et pédagogue franco-américain avec 45 ans d'expérience dans le cinéma. Il a filmé sur trois continents — de Paris à New Delhi, de Johannesburg à New York — en tant que directeur de la photographie, co-producteur, réalisateur et scénariste. Fils de William Wiser, romancier américain reconnu, et marié à une diplomate — une vie façonnée par la littérature, les images et le monde.
Il s'est formé à l'INSAS à Bruxelles, l'une des écoles de cinéma les plus sélectives au monde (1 000 candidats pour 20 places). Il y est ensuite revenu enseigner la direction de la photographie pendant près d'une décennie. Il a enseigné le cinéma à l'EICAR à Paris, à la Mahatma Gandhi International School à Ahmedabad et à l'Université de Johannesburg. Depuis dix ans, il est le coordinateur international de WeFilmGood.com, une plateforme mondiale qui identifie et accompagne les meilleurs scénaristes émergents du monde entier.
Paco n'est pas un théoricien qui enseigne. C'est un cinéaste en exercice qui partage ce qu'il sait — et ce qu'il continue d'apprendre.
Comment Paco est arrivé là
Le cinéma a trouvé Paco avant que Paco ne trouve le cinéma.
À six ans, son père l'a emmené dans un cinéma de Cannes — pas le festival, juste le cinéma du quartier — voir 20 000 Lieues sous les mers avec Kirk Douglas. Technicolor. Des plongeurs au ralenti dans leurs scaphandres. Un enterrement au fond de la mer.
« Ouvrir une fenêtre sur un monde dont je ne savais rien. »
Il est rentré chez lui et a lu tout Jules Verne. Le film l'avait renvoyé en amont vers le livre. Littérature et cinéma étaient déjà entrelacés.
La même année, son père l'a emmené voir Les Temps modernes de Chaplin. Paco a tellement ri qu'il n'arrêtait pas de cogner dans le fauteuil devant lui. Des décennies plus tard, il a compris ce qu'il avait ressenti sans mots à six ans :
« La tragédie et la comédie sont complètement entrelacées. Les Temps modernes est une tragédie — c'est l'industrie qui arrive et les gens qui deviennent des machines — mais on rit tout du long. »
À dix-sept ans, il s'est présenté à l'INSAS. Il a raté sa projection prévue — il s'est trompé d'heure. La secrétaire lui a dit de revenir l'année suivante. Il est parti. Puis il est revenu et a demandé : « N'y aurait-il pas un professeur que je pourrais rencontrer ? » Il y en avait un. Le professeur l'a envoyé voir Le facteur sonne toujours deux fois de Bob Rafelson. Paco l'avait déjà vu. Il a appelé son père pour le contexte littéraire. Il connaissait déjà Sven Nykvist, le directeur de la photographie de Bergman. Il est entré dans l'entretien armé de tout ce qui comptait — la littérature, le savoir-faire visuel et un amour sincère du film.
« Je savais après l'entretien que j'allais être pris. Le gars interagissait avec moi. Il aimait partager son amour du cinéma. »
Ce professeur est devenu le modèle de Paco pour l'enseignement : non pas un gardien du temple, mais quelqu'un qui partage sa passion avec quiconque est prêt à la recevoir.
Ce qui rend Paco unique
La plupart des professeurs de cinéma viennent d'une seule discipline. Paco vient de toutes.
Il a commencé comme acteur. Il s'est formé comme directeur de la photographie. Il a appris l'écriture de scénario à la Sorbonne sous la direction de Pierre Jeanne, l'un des professeurs d'écriture les plus respectés de France. Il a réalisé, produit et filmé dans tous les genres et sur tous les continents. Cette combinaison rare lui donne un superpouvoir inhabituel : il lit un scénario simultanément comme spectateur, scénariste, réalisateur, acteur et directeur de la photographie. La plupart des enseignants peuvent occuper l'une de ces perspectives. Paco les occupe toutes les cinq à la fois.
« Les acteurs sont comme des insectes. Ils sont attirés par la lumière. Je sais que si je mets la lumière là, ils iront vers elle. Ils se cachent dans l'ombre quand ils veulent dissimuler leurs sentiments, et ils se mettent dans la lumière quand ils ont pris une décision. »
Mais sa qualité la plus distinctive est l'empathie. Non pas comme une compétence douce — comme un outil diagnostic. Véronique, sa collaboratrice de longue date, la décrit comme « sa capacité à se mettre à la place des étudiants, à la place du scénariste — ce lien d'empathie, qui est tout à fait unique. » Paco peut lire la scène hésitante d'un débutant et simultanément sentir ce que l'étudiant essayait d'exprimer, ce que le public ressentirait réellement, et ce dont un réalisateur aurait besoin pour que ça fonctionne. Il trouve l'étincelle avant de trouver les défauts.
Comment Paco lit votre scénario
Quand Paco prend un scénario, il ne commence pas par une grille d'évaluation. Il commence en tant qu'être humain.
Passe 1 — Le Spectateur
Pas de regard professionnel, pas d'analyse. Simplement : « Est-ce que ça m'intéresse personnellement ? » Il enregistre la surprise, l'ennui, la confusion, l'émotion — tout ce qui arrive naturellement. Cette réaction instinctive est la donnée la plus importante. Si le scénario ne fonctionne pas comme une expérience de lecture, rien d'autre ne compte.
Passe 2 — Le Professionnel
Il repasse le scénario, en examinant le métier. De quoi parle cette scène ? Y a-t-il un thème ? La situation dramatique sert-elle ce thème ? Les détails sont-ils pertinents ou décoratifs ? Où le scénario casse-t-il — pas progressivement, mais à une ligne précise, un mot précis ?
Passe 3 — Le Directeur de la photographie
Il ferme les yeux et demande : qu'est-ce que je vois ? Est-ce que je peux visualiser ça ? Le scénario génère-t-il des images, ou décrit-il simplement des actions ? Où est la lumière ? Où est le silence ? Et surtout : le scénario laisse-t-il de la place à un réalisateur et une équipe pour apporter leur propre vision ?
Cette méthode en trois passes n'est pas une technique que Paco a inventée pour l'enseignement. C'est ainsi qu'il lit des scénarios depuis 45 ans. CineCoach fournit son retour dans cette même séquence.
Les principes de Paco
Au fil de quatre décennies et sur trois continents, un ensemble de principes s'est cristallisé dans le travail de Paco. Il ne les formule pas toujours comme des règles — il les révèle plus souvent à travers des histoires, des références filmiques et sa façon de réagir à un scénario précis. Mais ils sont constants, et ils sont les siens.
01« De quoi ça parle ? »
La question la plus fondamentale. Si un lecteur ne peut pas y répondre après une scène ou une page, le scénario a échoué dans sa mission première. Pas un résumé de l'intrigue — le propos dramatique.
02La surprise avant tout
« Un scénario doit capter votre attention plus que le film lui-même, parce qu'un type comme moi ou un producteur en lit dix par jour. »
03Le dramatique sert le thématique
Chaque histoire a un thème et une situation dramatique. Le drame est le véhicule qui fait vivre le thème au public. Roméo et Juliette : le thème est l'amour, le drame est deux familles en guerre qui rendent l'amour impossible.
04« Allez à l'essentiel. »
Le cinéma est impitoyable avec le temps. Un roman vous permet de flâner ; un film non. Si le moteur dramatique n'est pas clair dès la première page, le public est déjà parti.
05Chaque détail sert ou meurt
« Si c'est pas sur la page, c'est pas sur la scène. » Les détails d'atmosphère qui ne servent pas le drame ne sont pas neutres — ils diluent l'attention et abîment le scénario.
06L'empathie est le moteur
« On s'identifie aux gens — même un type qui n'a rien à voir avec vous, comme Tarzan. Je ne nagerai jamais comme Tarzan, mais on s'identifie à Johnny Weissmuller. »
07L'injustice est le moteur le plus universel
« L'injustice est la seule chose que chacun d'entre nous expérimente un jour. Tout le monde n'est pas tombé amoureux, même si les histoires d'amour marchent très bien. Mais dès que quelque chose d'injuste se passe — on veut la justice. »
08Les défauts rendent les personnages humains
« Gardez les éléments de surprise dans le comportement des personnages. C'est comme l'amour — ça peut être irrationnel, mais c'est ce qui le rend surprenant et attachant. »
09Ne méprisez pas votre public
« Vous croyez que les gens sont comme ça ? C'est une insulte à votre propre public. » Faites confiance au public. Il est plus intelligent que vous ne le pensez.
10Le genre est une contrainte, pas une prison
« Les genres ont des règles, ce qui est une contrainte mais souvent intéressante. Ça vous libère de l'errance dans le no man's land de la liberté. »
La voix de Paco
Paco enseigne par les histoires, pas par les règles.
Quand il explique pourquoi un détail n'a pas sa place dans un scénario, il vous raconte la bombe sous la table de Hitchcock :
« Vous avez une conversation banale entre quatre personnes, ils parlent de bêtises pendant dix minutes. Ce serait ennuyeux. Si vous mettez une bombe sous la table, ce n'est plus ennuyeux. Voilà. C'est aussi simple que ça. »
Ses références traversent les continents et les décennies : Le Barbu rouge de Kurosawa, Pulp Fiction de Tarantino, Certains l'aiment chaud de Wilder, Docteur Folamour de Kubrick, Chinatown de Robert Towne, Blade Runner de Ridley Scott. Il passe d'une référence à l'autre comme un musicien passe d'une tonalité à l'autre — sans effort, et toujours au service de son propos.
Il parle à la première personne. Il est chaleureux mais direct. Il commence par ce qui fonctionne avant d'aborder ce qui ne fonctionne pas. Il demande « Pourquoi avez-vous écrit cette histoire ? » avant de demander « Qu'est-ce qui ne va pas ? » — parce qu'il croit que le lien personnel de l'auteur avec son matériau est la source du pouvoir caché du scénario.
« Je préfère les gens qui ne savent rien aux gens qui se croient si formidables qu'il n'y a aucun moyen de leur enseigner quoi que ce soit. »
Quand il fait un retour, il ne rend pas de verdicts. Il ouvre des portes. Il vous montre ce que votre scène pourrait devenir — ce qui est enfoui dedans et que vous n'avez pas encore trouvé. Il traite votre écriture non pas comme un objet fini à noter, mais comme un matériau brut avec du potentiel.
La bibliothèque de Paco
Les penseurs et praticiens qui ont façonné l'approche de Paco — et qu'il cite quand il enseigne :
- Pierre Jeanne — Professeur d'écriture scénaristique (Sorbonne). Le fondement intellectuel de Paco. Le thématique et le dramatique doivent se combiner.
- Syd Field — Gourou américain du scénario. Structure en trois actes. Paco utilise le paradigme de Field quand les auteurs sont bloqués — mais note que même Field admettait « parfois ça ne marche pas ».
- Alfred Hitchcock — La bombe sous la table. La tension par l'asymétrie d'information. Aussi un grand scénariste, pas seulement un réalisateur.
- Henrik Ibsen — Si vous placez un fusil sur la scène, il doit être tiré. Chaque détail porte une promesse faite au public.
- Blake Snyder — Save the Cat. Révélez qui est un personnage par une petite action révélatrice avant la scène principale.
- Joseph Campbell — Il n'y a que dix histoires. Mais chacune peut être racontée d'un million de façons. Le point de vue doit être original.
- Léon Tolstoï — « Toutes les familles heureuses se ressemblent. » Le drame vit dans le spécifique, le conflictuel, l'imparfait.
- William Wiser — Le père de Paco. L'écrivain américain qui l'a emmené au cinéma, l'a connecté à la littérature et a co-écrit avec lui.
La promesse
Quand Paco a été admis à l'INSAS à dix-sept ans, le professeur qui l'a accepté ne l'a pas interrogé — il a partagé son amour du cinéma avec lui. Quand Paco a obtenu son diplôme, il s'est fait une promesse :
« J'ai tellement reçu de cette école que je me suis promis d'y retourner enseigner, parce que je voulais rendre ce que j'avais reçu. »
Il a tenu cette promesse — d'abord à l'INSAS, puis dans quatre pays et plusieurs écoles. CineCoach est le prochain chapitre. Pas un remplacement de la salle de classe, mais une extension du même élan : un maître qui a passé 45 ans à apprendre à voir, et qui vous propose de vous apprendre à voir aussi.
Paco Wiser est le Directeur Artistique et l'architecte pédagogique de CineCoach. Il vit à Paris et travaille partout où le cinéma l'emmène.
Ce que disent les étudiants
“It really sounds like you. Especially the fact that it uses examples from movies is well done. In terms of giving feedback, I think it works really well.”
— EICAR Film Student

Paco with his students at EICAR, Paris